Auteur Sujet: Grippe porcine  (Lu 4941 fois)

Hors ligne Pierre

  • Administrateur
  • Passionné
  • *****
  • Messages: 924
  • Sexe: Homme
Re : Grippe porcine
« Réponse #60 le: 26 mars 2010 à 09:34:13 »
Selon des estimations des ministères de la Santé et de l'Intérieur publiées jeudi 25 mars l'organisation et la mise en œuvre de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 ont coûté 670 millions d'euros. 6 millions de Français ayant été vaccinés, le coût par personne (vaccinée) revient donc à un peu plus de 111 euros.
Les frais pour la campagne de communication en faveur de la vaccination ont couté 2 millions d'euros et 9 millions pour les frais de matériel comme les seringues ont été dépensés.


D'autres chiffres bien plus élevées circulent..Et pendant ce temps là c'est la foire dans les hôpitaux par manque de personnels et de moyens !!

Et beaucoup ont déjà oublié ce vrai scandale sanitaire ..... Dommage....

Contact, Remarques: astroklepios@free.fr

Hors ligne Dina

  • Moderateur
  • Passionné
  • *****
  • Messages: 1423
    • résonances
Re : Grippe porcine
« Réponse #61 le: 16 avril 2010 à 05:58:40 »
A lire avec en tete tous les messages precedents..  :)

Citer
Dans le monde, de nombreux pays se sont retrouvés avec des millions de vaccins inutilisés promis à la destruction créant une polémique sur l'exagération de la menace du virus H1N1 par l'OMS.

Après trois jours d'audition devant un comité d'experts, l'Organisation mondiale de la santé a admis de "la confusion" dans sa communication sur la pandémie H1N1
.

Le point de vue de Marc Gentilini, membre de l'Académie de médecine et ancien président de la Croix-Rouge.

Que pensez-vous des récentes déclarations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à propos de sa gestion de la grippe H1N1?

C'est un bon début d'amende honorable: l'OMS commence à avouer ses erreurs, ses excès et ses échecs. Ce n'est pas trop tôt compte tenu des conséquences graves de sa gestion de la grippe.
Le rôle de l'OMS, organe politique où toutes les nations du monde sont représentées, est de les éclairer sur les questions de santé. Elle devrait être le "phare sanitaire" de l'humanité. Et qu'a-t-elle fait en réalité? Elle a induit en erreur presque tous les décideurs politiques et instauré un climat d'alarme excessif dans le monde, ajoutant au stress économique et social du temps présent une panique sanitaire inutile.

L'OMS parle de "failles" dans sa gestion de la crise, pensez-vous souhaitable d'aller plus loin dans ce discours?


Oui. Je pense que les aveux doivent être clairement exprimés; il faut savoir dire "je me suis trompé et j'ai trompé". Car les experts sanitaires de l'Organisation ont bel et bien trompés les politiques, les médias et l'ensemble des populations. Les "failles" reconnues ont conduit à une certaine "faillite" sanitaire, économique, politique et sociale.

Comment faire pour éviter à nouveau une telle situation?
Il y a du ménage à faire du côté de Genève
Je suis convaincu qu'il faut changer les équipes en place qui ont conduit à ce dispendieux désastre. Il y a du ménage à faire du côté de Genève! Il est inacceptable qu'une telle méprise puisse se reproduire.

Concrètement, que reprochez-vous encore à l'OMS sur ce sujet?

Je lui reproche d'avoir péché par excès et d'avoir donné dans la "démesure" et "l'indécence". Mais aussi d'avoir créé une confusion autour du terme de "pandémie", de n'avoir pas admis qu'un virus est moins dangereux par sa vitesse de propagation que par sa virulence, l'une et l'autre étant requises pour créer une pandémie aux conséquences tragiques.
Pandémie de "l'indécence" car il existe d'autres drames sanitaires dans le monde contre lesquels les moyens disponibles sont dérisoires, voire inexistants.

Que craignez-vous comme conséquences sur le long terme?

Le danger de cette gestion inappropriée de la "pandémie" qui s'achève en tragi-comédie, c'est qu'elle risque de décrédibiliser les messages de santé dans le futur. A trop sonner le tocsin, on blase l'opinion. Celle-ci pourrait devenir moins réceptive aux campagnes de prévention et autres alertes sanitaires à venir. Sans compter la remise en cause du concept de vaccination, altéré par cette incohérente gestion.